
C’est une idée qui, comme souvent, a mis du temps à prendre racine. ça commence un jour de novembre 1967, avec un cadeau tout de tendresse.
C’était rose, mousseux et d’une délicatesse extrême.
Avec une patience d’ange, ma mère avait, en secret, tricoté pour ma
poupée Barbie une robe de chambre et une paire de chaussons minuscules !
Je crois me souvenir qu’il y avait d’autres vêtements, mais ces
chaussons, avec le petit nœud rose sur le dessus, m’avaient totalement
subjuguée.
Puis, j’ai grandi, la poupée a disparu, mais l’élégance et la grâce de cette Barbie d’enfant me sont restées, avec ce petit chausson, au fond d’une boite à secrets.
Alors un jour, comme ça, l’idée de prolonger, dans les images que j’aime, ce morceau d’enfance, a pris forme. Barbie est souvent critiquée, car trop blonde, trop superficielle, trop maigre, trop « idéal marketing », trop ci, trop là. C’est justement ce profil si célèbre que j’ai voulu appliquer à d’autres images emblématiques.
Voici donc mon expo « perso », cadeau d’anniversaire
de ma poupée fétiche superposée à la vision d’artistes dont j’aime
particulièrement le travail.
Qu’ils soient tous remerciés d’avoir créé de si fortes images,
merci à Ruth Handler d’avoir imaginé cette « poupée mannequin » qui a
enchanté mon enfance.
Jocelyne Grivaud